lundi 5 mars 2018

Le statut de cheminot, qu’est-ce que c’est ?


Parmi les 43 propositions du rapport Spinetta, celles traitants du statut des cheminots ont eu droit aux honneurs de la presse ; bien qu’elles ne soient pas, et de loin, celles qui auront le plus d’impact sur les usagers ou sur le fonctionnement de l’entreprise.
Rappelons tout d’abord que le personnel actuellement au statut n’est pas directement concerné. Seuls les nouveaux recrutements se feraient en contrat de droit privé classique. Disons également qu’actuellement, environs 11% du personnel SNCF est déjà en CDI, une proportion qui augmente rapidement puisque 25% des nouveaux embauchés et même 40% des nouveaux embauchés cadres sont aujourd’hui recrutés en CDI.
Le rapport Spinetta justifie la fin du recrutement à statut par une distorsion de concurrence entre la SNCF et les entreprises ferroviaires privées quand l’ouverture à la concurrence sera effective (à partir de 2019). Pourtant, dans le cas où une entreprise privée remporterait un appel d’offre, ce même rapport préconise de transférer le personnel SNCF à cette entreprise privée, en lui conservant le bénéfice du statut. Il n’y aura donc pas ou peu de distorsion de concurrence puisque les entreprises privées remportant l’appel d’offres hériteraient donc du personnel au statut et des « coûts » (voir plus bas) qui vont avec.
Rappelons enfin que le statut n’est qu’un des règlements organisant les conditions de travail des cheminots. L’accord d’entreprise sur le temps de travail qui régit les RTT mais surtout le travail en horaire décalé, de nuit, le week-end et jours fériés ou les déplacements n’est pas remis en cause par les préconisations du rapport Spinetta et s’applique aux cheminots sous statuts comme en CDI.
Ceci posé, qu’y a-t-il dans le statut ? Sans faire une exposé ligne à ligne des 112 pages du document, voici les principaux points : 

mardi 9 mai 2017

Pas d'accord entre la FI et le PCF, je ne regrette rien et suis fier de mon parti

Ainsi,  il n'y aura pas d'accord entre la FI et le PCF. Je le déplore, mais je ne regrette rien et suis fier de mon Parti.
Je suis fier de de mon Parti, qui, depuis des decennies, a fait le choix de se mettre au service de ses idées, même quand pour cela il fallait laisser à d'autres l'honneur d'être en haut de l'affiche.
Je ne regrette pas d'avoir fait le choix de la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012 comme en 2017. Il a su créer une dynamique et porter nos idées à un haut niveau électoral qui est une source d'espoir pour l'avenir.
Le Front de Gauche est aussi une belle idée qui a encore de l'avenir. Il est la maison commune qui permet à ceux qui partagent nos idées sans vouloir pour autant se lier à un parti ou même à un mouvement de s'engager.  

lundi 12 décembre 2016

Le programme de Mélenchon est-il anti-capitaliste ?

Jean-Luc Mélenchon se revendique de la gauche d’alternative au capitalisme[1] et considère son programme comme « révolutionnaire »[2]. A l’inverse, pour certains de ses détracteurs, il a été, est et restera toujours un social-démocrate. Qu’en est-il réellement ? Jugeons sur pièce, par l’analyse de son livre programme « l’avenir en commun ». 

mercredi 23 novembre 2016

Mélenchon, le choix de la raison.

Communiste, je voterais le 24 et 25 novembre, pour que mon parti appelle à voter Jean-Luc Mélenchon. Ce sera un vote de raison, sans enthousiasme.

Le PCF a appelé plusieurs mois durant à une candidature de large rassemblement de la gauche d’alternative au capitalisme. Sans échos ni de Jean-Luc Mélenchon, ni des autres partis à la gauche du PS (EELV, NPA, LO…) ; et fort peu de réponse de la société civile. Et tout porte à croire que cela ne changera pas d’ici à l’élection présidentielle.

Parmi ces candidatures déclarées, une se démarque nettement des autres, celle de Jean-Luc Mélenchon. Je n’en ai pas apprécié la méthode, très gaullienne, mais je ne peux que prendre acte du résultat. Jean-Luc Mélenchon rassemble derrière sa candidature une grande majorité des électeurs et soutiens potentiels de la gauche d’alternative au capitalisme. 

mercredi 21 septembre 2016

Mélenchon dans l’Huma – Une occasion manquée, à dessein ?

Jean-Luc Mélenchon a accordé un long entretien au journal « L’Humanité » paru dans l’édition du 20 septembre 2016.A l’approche du Congrès du PCF du 5 Novembre, cette interview aurait pu être une occasion de rapprocher les anciens partenaires du Front de Gauche et pour Mélenchon de plaider la cause de sa candidature à la base communiste. Bien au contraire, l’article a été ressenti comme une provocation par de nombreux communistes. Mais il est raisonnable de se demander si c’est un faux-pas-involontaire, ou bien au contraire une volonté délibérée d’achever de couper les ponts ? 

Mélenchon, cet ancien trosksyste

Une des (nombreuses) piques de Mélenchon à l’égard des dirigeants communistes a fait le buzz. Celle où il reprochait à Pierre Laurent de faire du « trotskisme des années 70 ». Mélenchon parle en connaissance de cause, il était troskyste dans les années 70. Il lui en reste un fond. 

lundi 2 mai 2016

Témoignage, en tête de la manif du 1er mai, bloquée par les CRS rue Dausmenil.

J’étais en tête de la manif bloquée par les CRS avenue Dausmenil ce 1er mai. Mon témoignage :
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Quand je suis arrivé à la hauteur du cortège JC/JOC/UNEF la rue était barrée devant nous par un cordon de CRS. Une centaine de mètres plus loin, derrière un autre cordon de CRS, on pouvait voir d’autres banderoles, une autre partie de la manifestation devant nous.
Autour de moi, ce sont des gens de tous âges, des jeunes, des trentenaires, des quinquagénaires. La foule est calme, à l’arrêt et scande pacifiquement “libérez la manif”.

lundi 28 mars 2016

Cheminots, salariés du privé, même combat

Le 31 mars, les cheminots se joindront à la manifestation interprofessionnelle contre la Loi Travail. Le néophyte pourrait croire que nous ne sommes pas concernés. Bien au contraire, la réforme El Kohmri entre en résonance avec l'épisode majeur de renégociation des conditions de travail dans laquelle sont engagéesla direction de l'entreprise et les organisations syndicales.